Le Cantique "Patronez Dous Ar Folgoat"

 

Le cantique « Patronez dous ar Folgoat » est l’œuvre de l’Abbé Jean GUILLOU, né à CLEDER le 2 décembre 1830 et décédé en 1887. Professeur au Collège de Lesneven, il était connu pour ses dons de poète, de musicien, d’orateur. Sans nul doute, les paroles de ce cantique sont inspirées par les événements du moment: la guerre de 1870 (« Ten hag hir eo ar brezel »), l’annexion des Etats Pontificaux…

La revue « Feiz ha Breiz » du 14 juin 1873 signale que ce cantique se chante sur le ton composé en 1865 par Sœur Anne de Mesmeur, religieuse de Crozon.

Il fut chanté pour la première fois le 25 mai 1873 lors du rassemblement lancé par l’Abbé LE SANN, professeur de philo. au Collège pour clôturer les « Pemp Sul ». On dénombra, ce jour-là, plus de 40 000 pèlerins, 200 prêtres et 200 bannières.

( D’après les archives de la SPREV, Folgoët)

                                                                                   

                   

                                                      

Refrain

Patronez dous ar Folgoad
Or Mamm hag hon introun
An dour en hon daoulagad
Ni ho ped a galon
Harpit an iliz santel
Avel diroll a ra
Tenn hag hirr eo ar brezel
Ar peoh O Maria !

 


Douce Patronne du FOLGOAT
Notre Mère et notre Dame
Nos yeux mouillés de larmes
Nous vous priions de tout cœur.
Secourez la Sainte Eglise.
Le vent souffle en tempête
Dure et longue est la guerre
La paix! O Maria!

 


Couplet 1

Eus an Arvor, ar Goure
Ni deu d'ho saludi
Oll ez omp ho pugale
Oll ho karom, Mari
Tud ar goure, Arvoriz
Diredet omp hirio
Da bedi 'vid an iliz
Da bedi 'vid or bro

 


Gens du bord de mer et de l’intérieur des terres
Nous venons te saluer
Tous, nous sommes tes enfants
Tous nous aimons, Marie
Gens des terres et du bord de mer
Nous sommes tous accourus aujourd’hui
Pour prier pour l’Eglise
Pour prier pour notre Pays

 


Couplet 2

Mari, Mamm ar gristenien
Ma karit an iliz
Hebdale deut d'he divenn
Dlouz enebourien kriz
'Hirra ma c'heller gwaled
Er mor 'z eus tarziou gwenn
Bagig sant Per zo strinket
Eus eur garreg d'eben




Marie, Mère des chrétiens
Si vous aimez l’Eglise
Sans tarder, venez la défendre
De ses cruels ennemis
Aussi loin que l’on peut voir
En mer il y a des vagues blanches
La petite barque de Saint Pierre est projetée
D’un rocher à l’autre.

 


Couplet 3

Gwechall er vro man 'veve
Eur paour berr a spered
Salaun ar Foll ne ouie
Netra Koule lavared
Daou her "Ave Maria"
Setu e oll bedenn
N'ehane ket d'o hana
Diwar skourr e wezenn




Jadis, vivait en ce pays
Un pauvre, simple d'esprit,
Salomon Le Fou ne savait
Pour ainsi dire rien, sinon
Deux mots "Ave Maria"
Voilà toute sa prière
Qu'il ne cessait de chanter
Perché sur la branche d'un  arbre